Le 4 septembre 1944, le jour tant attendu arrive enfin. Après quatre années d'occupation qui semblent durer une éternité, Anvers est enfin libérée par les forces alliées. Ce que les Anversois ne réalisent pas à ce moment-là, c'est que le calvaire n'est pas encore terminé. Dans les couloirs sombres des usines souterraines au cœur de l'empire allemand, des travailleurs forcés travaillent jour et nuit à la mise au point d'une nouvelle arme secrète : des bombes volantes capables d'atteindre des cibles situées à une distance pouvant atteindre 240 kilomètres.
Au final, environ 3 000 Anversois et plus de 600 soldats alliés perdront la vie au cours de cette campagne de terreur qui durera cinq mois. Les fusées V2, rapides et volant à haute altitude, s'avèrent particulièrement meurtrières, tandis que la défense antiaérienne alliée parvient à abattre 2 183 V1.

Anvers se souvient
La promenade « V-bommenterreur » (Terreur des bombes V) est une initiative d'Antwerpen Herdenkt, une organisation qui commémore les cicatrices de guerre d'Anvers sous la devise « Toujours libre, jamais acquis ». La terreur des bombes V est l'une des trois promenades proposées par Antwerpen Herdenkt que vous ErfgoedApp découvrir via l'application ErfgoedApp . Les deux autres vous emmènent sur les traces de la résistance et de la persécution des Juifs.
Il est temps de tester cette promenade passionnante, avec l'application ErfgoedApp de main.
Le jour le plus meurtrier de la campagne de bombardements V : l'attentat contre le cinéma Rex
La promenade sur le thème des bombes V commence immédiatement par l'impact le plus meurtrier de toute la guerre. Le 16 décembre 1944, une bombe V2 s'abat en plein cœur d'Anvers, sur le cinéma Rex. Comme beaucoup d'autres cinémas de la ville, celui-ci offre un moment de distraction aux civils et aux soldats. Ce jour-là, le cinéma est plein à craquer et la De Keyserlei est bondée. En un clin d'œil, plus de 500 personnes trouvent la mort et le cinéma Rex est réduit à un tas de décombres fumants. Dans l'application ErfgoedApp le témoignage de Jim Mills, un soldat britannique qui a survécu de justesse à l'impact.
Aujourd'hui, un cinéma se trouve toujours à l'endroit où s'est déroulé le drame. Il est difficile d'imaginer que cet endroit a été le théâtre d'un massacre il y a plus de quatre-vingts ans.

L'horreur des bombes en V ne se limite pas aux habitants des villes touchées.
La promenade se poursuit vers la Groenplaats. Cette place centrale située à côté de la cathédrale est utilisée peu après la guerre pour exposer des bombes V. Sur la place, l'application fournit également des explications sur un autre type de victimes de la bombe : les travailleurs forcés qui doivent assembler des bombes dans des complexes souterrains. Après que les bombardiers alliés ont commencé à détruire les sites de production allemands à partir de 1943, les Allemands décident de poursuivre le travail sous terre. Sous le nom de code « Dora », un véritable camp de concentration souterrain est mis en place près de Nordhausen (Allemagne centrale). Quelque 60 000 prisonniers y travaillent jour et nuit à la fabrication des bombes. L'application donne la parole à Leopold Claessens, qui, en tant que prisonnier politique, doit participer à la construction du complexe. Comme l'un des mille travailleurs forcés belges, il raconte les horreurs de Dora.


Après la guerre, des soldats alliés installent une bombe V sur la Groenplaats. À gauche, vous voyez la Groenplaats aujourd'hui, à droite en 1946. ©Kasper Vanderzeypen, Anvers se souvient
Décision
La promenade se termine à la Teniersplaats, où j'écoute le témoignage de Simone De Ceunynck. Elle s'en sort indemne lorsqu'une fusée V2 explose tout près. Une fois de plus, la promenade des bombes V offre un aperçu unique de la façon dont le cauchemar est devenu réalité pour des milliers de familles anversoises. Les dégâts matériels et humains sont énormes, mais sans l'engagement des bénévoles anversois, la situation aurait pu être bien pire.

Vous souhaitez vous aussi écouter les récits des courageux bénévoles et les témoignages émouvants des Anversois ? Lancez la promenade dans l'application ErfgoedApp ou rendez-vous sur Antwerpen Herdenkt pour plus d'informations sur les différents projets.

